mardi, septembre 14, 2021

Guide de l'électeur pour les élections fédérales - Assurance-médicaments

Les élections fédérales étant fixées au lundi 20 septembre 2021, le Syndicat du Nouveau-Brunswick publiera une série d'articles sur des enjeux clés et sur la position du Parti libéral, le Parti conservateur, le NPD et le Parti vert.

Le seconde de la série porte sur l’assurance-médicaments.
Le Canada demeure le seul pays avec l’universalité des soins de santé sans inclure l’assurance-médicaments. Le Canada paie actuellement le troisième prix plus élevé au monde pour les médicaments d’ordonnance. Au minimum, l'assurance-médicaments universelle est susceptible d'entraîner des économies annuelles de 5 milliards de dollars, tout en augmentant l'accès des patients aux médicaments d'ordonnance nécessaires.
Pendant des décennies, chaque commission, chaque comité et toutes les études universitaires crédibles sur les soins de santé du Canada ont recommandé la mise en œuvre de l’assurance-médicaments. Pendant les élections de 2019, les libéraux, NPD et les Verts plaçaient l’assurance-médicaments en tête de leur liste de priorités. Après les élections, le gouvernement continue de réclamer qu’il était soumis à l’assurance-médicaments et les sondages démontrent la grande majorité de Canadiens appuient l’universalité d’assurance-médicaments.
Malheureusement, durant cette élection, il semble avoir moins d’engagements sur ce sujet crucial. Ceux qui profitent de l'actuel système en pièces, notamment les assureurs privés, les sociétés d'assurance-médicaments et leurs partisans, ont exercé des pressions constantes et fortes. Au lieu d'un régime d'assurance-médicaments, ils veulent une approche consistante à combler les lacunes qui leur permettra d'augmenter leurs profits. Malheureusement, ceci ne réduirait pas les coûts.
Jusqu’à ce que nous ayons un système public d’universalité d’assurance-médicaments, tous les Canadiens, entreprises, et gouvernements paient un prix élevé. Ceci est particulièrement le cas pour un sur dix Canadiens qui déclarent avoir de la difficulté à remplir leurs ordonnances pour les médicaments nécessaires.

Libéraux
Les libéraux réclament d’être encore soumis à l’assurance-médicaments nationale, mais ils le mentionnent très peu dans leur plateforme. Depuis la dernière élection, les libéraux ont pris quelques pas positifs vers l’assurance-médicaments. Notamment est la création de la nouvelle Agence canadienne des médicaments et un pas vers un formulaire national. La plateforme aussi réaffirme un engagement de 500 milliards de dollars pour un programme national pour les médicaments à prix élevés pour les maladies rares. Malheureusement, l’image globale est moins encourageante alors que le plan d’aménagement et les échéanciers du Comité consultatif sur la mise en œuvre d’un régime national d’assurance-médicaments ont été effectivement ignorés.
Un autre pas positif, auquel la plateforme libérale met en évidence, est une récente entente avec l’IPE pour une entente de 35 millions de dollars sur quatre ans afin d’élargir la liste des médicaments de la province et réduire les coûts de co-paiements.
On prétend qu’il s’agit être la première entente afin de créer la base pour l’universalité nationale d’assurance-médicaments. La réalité est l’universalité nationale d’assurance-médicaments est atteignable, mais demande des actions bien plus importantes que celles que les libéraux semblent vouloir entreprendre. Les Canadiens ont dépensé 34 milliards de dollars sur des médicaments sur ordonnance en 2018 et épargneraient des milliards avec l’assurance-médicaments nationale. Les étapes que les libéraux ont prises sont petites et de façon progressive par rapport à la dimension de l’assurance-médicaments universelle nationale. Sans un investissement concret de fonds importants, il sera difficile de sécuriser l’appui provincial pour un programme national d’assurance-médicaments.

Conservateurs
Au lieu d’un plan d’assurance-médicaments, les Conservateurs proposent de travailler en collaboration avec l’industrie pharmaceutique afin de faire baisser les prix des médicaments, augmenter l’accès aux études cliniques au Canada, et promouvoir la recherche et le développement biopharmaceutique.
Bien qu'il s'agisse d'un message plus nuancé que l'opposition catégorique des conservateurs à l'assurance-médicaments, les tentatives passées des gouvernements, de travailler en étroite collaboration avec l'industrie pharmaceutique est l'une des raisons du prix élevé des médicaments au Canada.

NPD
Le NPD demeure engagé à l’universalité d’assurance-médicaments et leur position est la même que la dernière élection. Ils sont le seul parti à réaffirmer leur engagement de l’assurance-médicaments dans cette élection. Le NPD s’engage à 10 milliards de dollars par année, avec une date de début prévue de 2022, pour l’établissement d’un programme universel national d’assurance-médicaments. Une partie de ce programme comprend aussi un engagement à développer une stratégie nationale afin de couvrir les coûts de médicaments pour maladies graves.

Le Parti vert
Le Parti vert appuie l’universalité d’assurance-médicaments.

Conclusion
L’assurance-médicaments est essentielle et doit être mise en œuvre aussitôt que possible. Nous dépensons maintenant davantage sur les médicaments d’ordonnance que sur les médecins. On estime nous payons de 5 à 10 milliards de dollars de plus par année que nous devrions.
Pour ajouter à l’urgence, nous avons une population vieillissante qui va demander plus de besoins et plus de médicaments afin de vivre une vie saine.
L’assurance-maladie n’était jamais sensée d’arrêter les médecins et les hôpitaux. L’idée initiale était d’étendre l’assurance-médicaments, les soins dentaires et de continuer à bâtir sur nos services essentiels. Ces élections doivent nous mener vers un programme national d’assurance-médicaments. Le Canada ne peut se permettre de rester un cas isolé concernant l’assurance-médicaments parmi les pays avec les soins de santé universels.