jeudi, juillet 16, 2020

Nous avons besoin de meilleurs services publics, pas de plus de privatisation

Pour satisfaire aux besoins des Canadiens, il faut de meilleurs services publics, et non de nouvelles formes de privatisation. Voilà le message transmis par le rapport du Groupe de travail du Congrès du travail du Canada (CTC) sur les nouvelles formes de privatisation, intitulé Pour le bien public : La menace grandissante de la privatisation et les propositions des travailleurs pour protéger notre avenir, qui a été récemment rendu public.
Ce rapport est tout particulièrement opportun, étant donné ce que nous a démontré la pandémie de COVID-19, à la fois concernant les avantages de services publics de qualité et les prix élevés que nous devons payer lorsque de tels services sont privatisés. Comme le souligne le CTC, au moment de la relance des entreprises et des services, nous auront encore besoin de services publics solides.
Ce rapport reflète le travail du SNEGSP et d’autres syndicats du secteur public
Le Groupe de travail du CTC sur les nouvelles formes de privatisation a été créé suite à des résolutions sur les nouvelles formes de privatisation soumises par le SNEGSP et d’autres organismes affiliés lors du dernier congrès du CTC. Le SNEGSP était représenté au sein du Groupe de travail.
Bien que le rapport du CTC reflète les contributions des différents affiliés, ce rapport comprend bon nombre des points soulevés au fil des ans par le SNEGSP à propos de la privatisation. Il comprend aussi les recherches effectuées depuis 2012 par le SNEGSP sur les nouvelles formes de privatisation, comme les contrats d’impact social.
Les recommandations comprennent l’amélioration des services publics et une responsabilisation accrue
Les recommandations du rapport abordent à la fois l’amélioration des services publics et l’amélioration de la responsabilisation et de la transparence. Les recommandations sur la responsabilisation et la transparence constituent une réponse au problème du secret entourant les projets de privatisation. Cela signifie que, souvent, le public ignore l’étendue des dommages engendrés par la privatisation jusqu’à ce que survienne une crise.
Il y a aussi des recommandations portant sur la nécessité d’une plus grande équité fiscale, y compris la nécessité d’aborder le recours à des échappatoires fiscales et à des paradis fiscaux par les grandes entreprises et les personnes riches. Ce qui répond à un point soulevé depuis plusieurs années par le SNEGSP, à savoir comment les réductions fiscales sont utilisées pour priver les services publics des fonds dont ils ont besoin et pour préparer le terrain en vue de la privatisation.
Certaines des recommandations abordent des domaines dans lesquels la privatisation est tout particulièrement destructrice; les services sociaux et de santé sont spécifiquement mentionnés. En raison des dommages engendrés à la fois en matière de santé publique et par rapport aux revenus du gouvernement, c’est aussi le cas de la privatisation de la vente d’alcool et de cannabis.
Une meilleure façon de reconstruire
Au moment où nous commençons à nous rétablir des effets de la pandémie, il y aura un débat portant sur la façon de reconstruire. L’industrie de la privatisation et ses alliés politiques essaieront de faire en sorte que le plus d’argent possible se retrouve dans les poches des entreprises bien branchées et des gens riches qui tirent avantage de la privatisation.
Le rapport du Groupe de travail du CTC est un rappel opportun à l’effet qu’il existe une meilleure manière, plus équitable, de reconstruire. En renforçant les services publics, nous pouvons nous assurer de faire profiter tout le monde de la relance et de mieux nous outiller pour répondre à une future crise comme la pandémie de COVID-19, et même possiblement de l’empêcher de se produire.